MODE & RÉALITÉ

DÉFILÉ DE HAUTE COIFFURE AU CARROUSEL DU LOUVRE

Dimanche 14 septembre 2014

Je me souviens pourquoi j’ai quitté la mode… parce que rien n’est vrai… Rien, sauf cette photo qui n’a pas été retouchée, la fille, peut-être. Je signale que je fais partie de ces photographes qui n’ont jamais retouché leurs images, jamais !

Ce qui m’a valu des problèmes dans la mode : je suis photographe, pas graphiste. Je rends compte de la réalité, du monde qui est devant moi, devant mes yeux, devant mon objectif. Je ne dis pas que je suis pour autant objectif, mais je raconte ce que je vois, tel que je le vois et le ressens. Quand je faisais de la mode, c’était pareil. Des cernes, la matière d’une peau dorée au soleil, ou blanche, ou même malade, les défauts, c’est ça qui fait une femme, toute autre chose n’est que du graphisme. Mes images, c’est ma réalité. Mes films c’est une interprétation des choses que j’ai vécues.

Et je rajouterais qu’une femme au naturel, c’est beau, pas toujours, mais souvent. Et que ce naturel est toujours plus beau que la chirurgie. Mais là encore, il faut se demander pourquoi certaines, comme cette mannequin russe sur cette photographie, ont recours à ce genre de techniques. Qui les amène à cela ? Qui payent ces sommes astronomiques pour qu’elles se fassent mal au corps, et surtout, à qui profite le crime ? Les hommes oui, mais pas n’importe lesquels, ceux qui ont le pouvoir et l’argent, mais pas la beauté, loin de là. Ici, lors de ce défilé au Carrousel, il n’était pas difficile de deviner qui était derrière ce carnage humain, derrière ce show ridicule. Ils portaient tous des cravates et avaient largement passé la cinquantaine. Alors s’il vous plait les filles, n’y pensez même pas et contentez-vous de ce que vous avez, c’est largement assez pour nous faire craquer !

L’IMAGE D’APRÈS

Voici le film de 26 min. que j’ai réalisé aux ateliers Varan très récemment :

L’image d’après.
Un voyage interne et imaginaire dans la cabine d’une jeune projectionniste…

 

Les ateliers Varan

J’ai l’immense plaisir d’être actuellement en formation intense « réalisation de documentaire » aux ateliers Varan.

Mon film de 30 min. (env.)  sera présenté le 22 février dans la salle de projection des ateliers.
J’ai filmé un jeune projectionniste 35 mm qui nous fait rentrer doucement dans son imaginaire fait d’images en mouvement et d’images fixes, de fantasmes de sensations, et qui nous amène dans un autre monde par delà l’image projetée.

Exposition et projection au CCF de Constantine, Algérie

MODE A CONSTANTINE, EXPOSITION ET PROJECTION/DÉBAT.

Dimanche 17 octobre

à 17h au CCF
MODE A CONSTANTINE
Exposition Photo de Mathias Walter

Lundi 18 octobre
à 17h au CCF
Projection débat : MODE A CONSTANTINE
Film de Mathias Walter

Après le succès de MODE A CONSTANTINE, rencontres et défilé de mode organisés par le CCF en février 2010, le CCF revient sur cet événement avec une exposition photo réalisé lors de ces journées de la mode et d’un film réalisé par Mathias Walter (photographe et réalisateur).

En février 2009, le CCF de Constantine organise une rencontre entre l’Algérie et la France basée sur un concept social encore méconnu de ce côté de la Méditerranée, la mode des femmes. Il a pour projet de faire se rencontrer des stylistes français et algériens et de leur faire organiser un défilé de mode à Constantine.

Le CCF demande à Mathias Walter de couvrir l’évènement en tant que photographe de mode, mais aussi en tant que réalisateur. S’en suivra un film de 20 min et une exposition d’une vingtaine de photographies à Constantine même, lieu de l’évènement.

Le but à peine caché de cette rencontre était la vision des femmes et leur rapport au corps et à la société, l’une, Géraldine, mannequin française décontractée et habituée à séduire, et les autres, jeunes mannequins algériennes, engagées vers une lutte psychologique pour se faire accepter en tant que femmes en société. Le film, restant très optimiste, montre une joie de vivre et un jeu presque enfantin grâce à la mode, mettant en rapport deux cultures finalement pas si différentes.

Mathias Walter débute son cursus par des études de littérature américaine et en parallèle, il prend des cours du soir autour de sa passion, la photographie. Il s’intéresse également au cinéma, notamment tout ce qui a trait aux techniques de mise en lumière et c’est comme directeur de la photographie qu’il officie dans plusieurs vidéo-clips.

En 1999, après deux ans comme assistant-photographe, il débute ses propres productions en intégrant à ses séances de shooting de mode, ses sources d’inspiration cinématographique. En 2004, il choisit de créer son propre magazine, intitulé le printfolio, « un magazine indépendant et créatif de mes photographies de mode et de textes de plusieurs auteurs. Il est édité annuellement à 2000 exemplaires depuis 2004. Cent exemplaires sont numérotés et signés par l’auteur ».

Chaque année un thème particulier est traité. Sa distribution est exclusivement destinée aux acteurs de la mode et de l’image fixe en France et à l’étranger : agences de pub, magazines de mode, créateurs, galeries, etc. En 2008, il s’essaye au reportage et réalise la première partie d’un documentaire photographique intitulé «le rêve de Cendrillon», à São Paulo, au Brésil, en suivant un chasseur de têtes de mannequins. Il entre ensuite comme correspondant à l’agence Rapho.

En 2009, il réalise un court métrage en 35 mm qu’il a écrit, intitulé Fatale. Quelques mois plus tard, Nikon Europe lui demande de réaliser un film web avec leur premier appareil photo hybride, capable de filmer en numérique, le D300S.

À la fin de l’année 2009, le Centre Culturel de Constantine en Algérie lui propose de couvrir le 1er vrai défilé de mode dans la ville la plus traditionaliste d’Algérie, réunissant 5 stylistes français et algériens.
Il y réalise également un film documentaire de 20 min sur l’histoire inédite et hautement symbolique de cet évènement médiatique, simplement intitulé «mode à Constantine».

En mars 2010, il réalise Saudade, un court métrage de 4 min en Anglais et en Portugais brésilien. En mai 2010, il décide de raconter son rêve de Cendrillon en bimédia.

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