MODE & RÉALITÉ

DÉFILÉ DE HAUTE COIFFURE AU CARROUSEL DU LOUVRE

Dimanche 14 septembre 2014

Je me souviens pourquoi j’ai quitté la mode… parce que rien n’est vrai… Rien, sauf cette photo qui n’a pas été retouchée, la fille, peut-être. Je signale que je fais partie de ces photographes qui n’ont jamais retouché leurs images, jamais !

Ce qui m’a valu des problèmes dans la mode : je suis photographe, pas graphiste. Je rends compte de la réalité, du monde qui est devant moi, devant mes yeux, devant mon objectif. Je ne dis pas que je suis pour autant objectif, mais je raconte ce que je vois, tel que je le vois et le ressens. Quand je faisais de la mode, c’était pareil. Des cernes, la matière d’une peau dorée au soleil, ou blanche, ou même malade, les défauts, c’est ça qui fait une femme, toute autre chose n’est que du graphisme. Mes images, c’est ma réalité. Mes films c’est une interprétation des choses que j’ai vécues.

Et je rajouterais qu’une femme au naturel, c’est beau, pas toujours, mais souvent. Et que ce naturel est toujours plus beau que la chirurgie. Mais là encore, il faut se demander pourquoi certaines, comme cette mannequin russe sur cette photographie, ont recours à ce genre de techniques. Qui les amène à cela ? Qui payent ces sommes astronomiques pour qu’elles se fassent mal au corps, et surtout, à qui profite le crime ? Les hommes oui, mais pas n’importe lesquels, ceux qui ont le pouvoir et l’argent, mais pas la beauté, loin de là. Ici, lors de ce défilé au Carrousel, il n’était pas difficile de deviner qui était derrière ce carnage humain, derrière ce show ridicule. Ils portaient tous des cravates et avaient largement passé la cinquantaine. Alors s’il vous plait les filles, n’y pensez même pas et contentez-vous de ce que vous avez, c’est largement assez pour nous faire craquer !

Vidéo

Marche pour la culture

Essai de film sonore et photographique réalisé avec un Nagra SD et un … iPhone.
Tourné, monté et mixé en moins de deux heures.

PROFESSION : PHOTOREPORTER (journal Libération WE 19 oct. 2013)

Achetez-le, il sera mythique ! Un « jeu de titre » rappelant le superbe film d’Antonioni, et un article poignant sur le mythe Robert Capa et ses « descendants », de jeunes photoreporters qui sont prêts à tout pour « reporter » l’information la plus crue, et ce dans une précarité et une dangerosité inouïe ! Un métier fantasmé par tous, et presque totalement inconnu ! Bravo Isabelle Hanne, Gilles Renault, et Brigitte Ollier pour ces articles incroyables de vérité et surtout à Patrick Baz de l’AFP pour ces éclaircissements ! J’aime la fin, où Baz déconseille ce métier (alors qu’il a été lui-même photoreporter pendant des années) et dit : « vous voulez couvrir une guerre ? Pourquoi ne pas aller dans vos villes, dans votre propre pays, et documenter la guerre sociale, qui fait rage ! Là aussi vous trouverez des gens qui souffrent… » C’est exactement ça ! Par hasard, le protagoniste de mon prochain film de fiction est photographe de guerre, mais sa vision noire de la vie sera changée par un événement beaucoup plus ordinaire dans la vie d’un homme, mais tout aussi violent…