Apparences

APPARENCES
Moyen métrage de 38 minutes de Mathias Walter.
Le film a été sélectionné au festival Côté Court de Pantin et y sera projeté les 14 et 19 juin 2105.

Synopsis
Un immense château, un gardien étrange qui cache surement quelque chose, une jeune comtesse moderne qui semble colérique et son amie qui semble revenir d’une dure épreuve. Un trio improbable dans un décor presque surréaliste où les apparences sont parfois trompeuses…

Avec Anaïs Parello, Laura de Labriffe, Valérie Nataf et Didier Morvan.
Sur ProSite.

Mes autres films : filmographie
Mon site : www.mathiaswalter.fr

Nouvelle ligne directrice pour les cinquante prochaines années

J’observe un phénomène « sensitivo-intellectuel » étrange depuis que j’existe en ce monde, c’est l’action mécanique  de l’élément H2O sur mon imaginaire. J’ignore si les scientifiques ce sont déjà posé cette question du pourquoi et du comment un être à priori normalement constitué (par exemple un auteur, si on estime qu’un auteur est normalement constitué, ou qu’il est humain tout au moins, mais partons du principe que oui…), moi, peut avoir systématiquement, et depuis aussi longtemps qu’il s’en souvienne, des pensées et des idées presque uniquement sous la douche ! Bizarrement, et là vraiment je ne l’explique pas du tout, l’action de l’eau sur ma peau me fait accéder directement à mon imaginaire, et ce sans passer par les soucis de la vie courante (j’ai essayé de ne pas avoir de vie ordinaire, courante, sans factures et emmerdes, mais je n’ai jamais réussi), lesquels bloquent généralement cedit imaginaire… Mais voilà, il suffit que j’allume le robinet d’eau et v’lan!, l’on me parle, « on » (mon cerveau s’entend) me dicte tout, toutes mes idées sur tout, mes textes, mes photographies, mes films, mes opinions politiques (cela dit j’avoue en avoir peu, surtout en ces temps peu glorieux de la politique devenue totalitaire, mais c’est un autre sujet), tout. Les sujets varient, ce qui fait que je me demande s’il n’y aurait pas non plus une action mécanique sensitive liée entre idée et température de l’eau. Exemple : s’il n’y a plus d’eau chaude, je pense à un film en Islande, ou si je me brûle en me trompant de sens de robinet, ou parce que quelqu’un tire de l’eau côté cuisine pour faire des pâtes, j’y rajoute un geyser sulfureux ou quelqu’un qui meurt tué par balle… Voici donc mon processus intellectuel qui se dévoile enfin à moi, le souci ensuite étant de retenir l’idée, avant qu’elle ne s’enfuie en séchant (enfin c’est moi qui me sèche après) ! J’ai pensé écrire à Moleskine et leur demander de créer des carnets résistants à l’eau, mais ils ne m’ont pas répondu, ce qui fait que je me retrouve à réciter des trucs (encore) incohérents, tout nu sous la douche, presque tous les matins, ou pire, de devoir les chanter pour les retenir… Ce matin par exemple, j’ai pensé à ça :

Cela s’intitule : nouvelle ligne directrice pour les 50 prochaines années, inspirées par l’action de l’eau sur ma peau.

Restructurer ma pensée.
Repenser la photographie.
Déstructurer mes films.
Revoir ma vision globale.

Voilà. Je ne suis pas certain de savoir déjà ce que cela veut dire exactement, mais je vais essayer de m’y tenir.
Soyez prévenus.

MW