Nouveau site « pro » !

Bonjour à tous, plus simple, plus clair, plus épuré, mieux rangé: mathiaswalter.fr déménage sur l’excellent « Prosite » d’Adobe !

Mes films, mes (mon) projets, et, bien-sûr, mes photographies sont désormais ici : http://kafkafilms.prosite.com
Et dès que j’ai trouvé comment me dépêtrer avec les DNS et autres IP, l’adresse sera à nouveau mathiaswalter.fr.

Et pour mon côté technicien image, c’est ici: https://mathiaswaltercinematographer.wordpress.com

Bonne lecture !
MW.

Post-réflexions suite à l’action de l’eau (suite)

STORYLINES
Post-réflexions suite à l’action de l’eau (suite)

Voici près de 10 ans, depuis la photographie numérique et le web, et depuis la perte des liens humains au profit des liens virtuels, que je me pose la double question quasi divine existentielle, mais néanmoins primaire de l’auteur du 21e siècle :

Comment raconter une histoire et comment trouver son public ?

Le world « wild » web me direz-vous…

Mais bien sûr, pourquoi n’y ai-je pas pensé !? Le rédac’ chef de Rapho me l’avait dit, le web bien entendu !

Mais on y raconte quoi sur le web, vous y avez déjà vraiment réfléchi ?

Que la cousine a fait une jolie fête d’anniversaire sur « son Facebook » ? – D’ailleurs pour on dit « son » Facebook, il n’y a pas d’intimité sur Facebook… Que votre ex se tape un footballer en vogue qui peut se payer cinq appartements avenue Montaigne, alors que vous croupissez dans votre 23 m2 et avez du mal à joindre les deux bouts ? Qu’une actrice peu connue est devenue connue en devenant princesse ? Ou que machine est à Honolulu et qu’elle s’éclate à boire des mojitos ?

Bon, c’est sympa, mais ça ne fait pas une histoire… Ça pourrait, mais non.

Non, décidément je ne crois pas au web en soi, mais plutôt comme un tuyau, un écran multiple vers un public, et là ça peut valoir le coup.

Et en tant qu’auteur, ce méandre virtuel peut me servir pour une seule chose, une versatilité et multiplicité dont j’ai finalement toujours rêvé, un média multiple, ou plus exactement une multiplicité des médias.

Je m’explique. Je suis photographe, réalisateur et j’écris quelques lignes de mots à mes heures perdues. Et avant, un peu mécaniquement certes, si je voulais diffuser une photographie, c’était soit sur les murs froids d’une salle d’exposition, soit sur les pages (glacées) des magazines, et bien entendu cela voulait dire devoir passer par des galeries ou des DA ou autres rédactrices de mode ou encore des agents… Pour un film, c’était les producteurs… Ou la télévision.

Bref, le chemin était long.

Avec le web, ça a d’abord été une aubaine : fini les intermédiaires !

Mais pas tout à fait, car là encore c’est une illusion du virtuel ! Qui va regarder une photographie ou un film sur le NET, personne, et encore moins les gens « de la profession ».

Pire, l’auteur a le même problème qu’à la télévision : sur quels écrans vont être vues ses images ? Un vieux Dell avec vingt-cinq pixels morts, une dalle pleine de traces de doigts d’un DA peu maniaque avec son matériel qui touche son écran comme on touche une maquette papier ? Et cela pour quel public ?

Dans ce domaine, les seuls à s’en sortir c’est (encore une fois) Arte, avec arte.tv et arteradio.com, ils procurent une vraie écoute ou une vraie expérience de lecture pour quiconque a branché des enceintes ou un bon écran, ou même un iPad (lequel a un écran superbe)…

Je vois là le seul moyen de réaliser l’écriture d’une histoire, et de cumuler plusieurs médias sources comme la photographie, le film et le son.

Mais là non plus, rien de nouveau, puisque le génial Chris Marker avec la jetée et même Kubrick avec son magnifique roman photo, Prizefighter de Kubrick. Rien de nouveau, mais une possibilité d’aller plus loin, avec une idée de transmédia.

Même si le mot est un affreux barbarisme, je vois là des possibilités de faire des films réalisés à partir de photographies et d’enregistrements sonores, fictions ou documentaires, des films sonores et autres histoires racontées différemment. L’intérêt est évident : moins de moyens financiers, car équipes très réduites, possibilité d’écrire une histoire dans toutes les langues sans changer les comédiens (à l’image) et sans sous-titres, légèreté des moyens de tournage donc possibilité de voyager plus loin…

Les possibilités sont infinies !

Reste la question de la diffusion, et là bien sûr le web sera utile, puisque l’on peut tout y mettre, son, images fixes et animées, tout. Mais ça ne suffira pas, car rien de tel qu’une salle pour voir un film dans de bonnes conditions visuelles et sonores.

(…)

Je penche plutôt vers des moyens classiques de diffusion, comme les salles et la radio par exemple, mais qui seraient mis ensemble.

Voici ce sur quoi je vais travailler à l’avenir, avec le même amour pour la photographie et le son, mais en allant plus loin dans les idées et les moyens de diffusion, en allant vers un média multiplié, un transmédia intelligent.

Projection étant toujours en développement, ainsi qu’un autre long métrage, je vais développer plusieurs autres « films photographiques » ou nouvelles photographiques telles que la Danseuse que je diffuserai sur mon site dans les mois à venir.

 

Après Varan…

Image

L’aventure Varan, c’est fini.

C’est triste, mais nous garderons tous une empreinte de ce lieu de cinéma du réel fermement marquée en nous, et une petite teinte de direct dans nos réalisations.

Voici les deux films que j’ai réalisés lors de ce stage intense.

Le premier est un essai très court qui nous révèle une photographie en noir & blanc.

Inactinique, 4 min. 50.

Le second, qui a été projeté le 22 février dans la salle des ateliers, nous fait rentrer dans la cabine d’un jeune projectionniste…

L’image d’après, 26 min. 25.

MàJ : pour les « après Varan », il y a le festival Après Varan où je me suis personnellement impliqué.

Les ateliers Varan

J’ai l’immense plaisir d’être actuellement en formation intense « réalisation de documentaire » aux ateliers Varan.

Mon film de 30 min. (env.)  sera présenté le 22 février dans la salle de projection des ateliers.
J’ai filmé un jeune projectionniste 35 mm qui nous fait rentrer doucement dans son imaginaire fait d’images en mouvement et d’images fixes, de fantasmes de sensations, et qui nous amène dans un autre monde par delà l’image projetée.

Un essai d’autobiographie

Mathias Walter (un essai de) biographie…

Je débute dans la vie d’adulte, avec quelques regrets de quitter l’enfance, par des études de littérature américaine à l’UFR d’Anglais Charles V , PARIS 7. Le choix d’une option intitulée Critique de cinéma moderne, me permet de faire la connaissance et suivre les enseignements du critique et cinéaste Jean Douchet ainsi que celles du directeur de la photographie Henry Alekan.

Passionné par la photographie, je décide d’approfondir mes techniques et compétences lors de mon service militaire à l’ECPA, l’établissement cinématographique et photographique des armées.

De 1999 à 2010, c’est principalement par le biais de la photographie de mode, que je réalise mes idées en mélangeant des techniques empruntées au cinéma et à la photographie documentaire. Je travaille pour la presse, notamment pour les magazines Madame Figaro et Elle.

Fasciné par les auteurs américains comme Paul Auster ou Philip Roth, je travaille sur des formes de narration inspirées de La Jetée de Chris Marker.

Mes thèmes de recherche tournent  autour de la beauté et de la féminité, mais je considère cette première avant tout comme une recherche d’identité, une certaine perte de l’innocence ou encore ayant un rapport un peu étrange avec la vie sociale, car elle instaure souvent de la distance et des relations peu naturelles avec autrui.

Le regard, l’envie, le désir, la soif de posséder la beauté, de se l’attribuer et de la voir si vite glisser avec le temps font partie de mes thèmes favoris. Rapports indirects avec la peur de la mort dans leurs recherches ultras modernes de l’éternelle jeunesse, faisant de la beauté une malédiction, mes protagonistes errent entre imaginaire, fantasme et réalité. Entre cinéma du réel et fiction photographique, je recherche une forme de narration artistique multiple, à l’image du temps et des techniques que j’aime, allant de la photographie chimique en noir et blanc au cinéma numérique, en passant même par la prise de sons asynchrones pour illustrer une histoire.

C’est ainsi qu’en 2008, je m’essaye au reportage en réalisant la première partie d’un documentaire photographique intitulé Le rêve de Cendrillon. À São Paulo, au Brésil, j’accompagne un chasseur de têtes de mannequins, un «scout».

Grâce à ces photographies, j’ entre comme contributeur à l’agence Rapho.

Sur le même sujet, je réalise le documentaire Ukraine : les espoirs d’une jeune mannequin à travers l’Europe.

En 2010 je suis engagé par le Centre culturel français de Constantine pour réaliser un documentaire qui raconte les relations entre la France et l’Algérie à travers l’univers de la mode féminine.

Entre 2009 et 2014 je réalise de nombreux courts métrages de fiction, en 35 mm ainsi qu’en numérique.

Je m’essaye au court métrage de fiction avec un premier film tourné en 35 mm, intitulé Fatale, qui traite de la petite mort qu’un homme ressent face à un désir coupable et à un choix impossible.

Le second, Saudade, un court métrage de 4 min en Anglais et en portugais brésilien, traite de la mélancolie, de l’amour et de l’éloignement dans l’espace ou dans le temps des êtres aimés. Ce dernier a été sélectionné au festival de courts métrages de Pantin dans la section expérimentale.

Viendra ensuite Spirit, sur la notion de la transmission artistique et Pola en 2012, qui parle du double et de la photographie en tant qu’image latente.

Boca de Sangre, interroge sur l’identité et la séduction « animale » et s’inspire librement de la Féline de Tourneur. Le dernier projet, Apparences, est un film noir basé sur les faux-semblants.

En tant que directeur de la photographie j’ai eu le plaisir de travailler avec des jeunes réalisateurs français comme Nathan Cahen, Virginie Bordes, Slony Sow et Amandine Maugy, et des grands acteurs comme Gérard Depardieu.

En 2014, je me forme au cinéma du réel aux Ateliers Varan de Paris, et de Pointe-à-Pitre :

« Pratique de la réalisation documentaire et montage documentaire » avec Yves de Peretti, Alice Diop, Anne Baudry et Sylvie Gadmer et « Atelier d’essais radio-cinématographiques » avec Daniel Deshays et Michel Creis de Radio France et Sylvaine Dampierre.

Dans ce cadre je réalise deux documentaires : L’image d’Après une histoire de résistance sur le déclin de la pellicule à travers les yeux d’un jeune projectionniste et Matignon une suggestion visuelle et sonore sur une ancienne minorité d’origine européenne venue se fixer dans les campagnes du Guadeloupe après l’abolition de l’esclavage.

Je suis actuellement en écriture de mon premier projet transmedia intitulé Projection.

Voir aussi : filmographie

POLA

POLA

Un court métrage sur le double et la photographie…

Avec Louise de Fleury, Emilie Devaux, Ariana KahDimitri Michelsen, Roger Beliti, Regis Couturier-Jasinski.

Réalisation et image, Mathias Walter
Création sonore et musicale, Pierre-Hubert Perromat
Assistante à la réalisation, Laura Blazquez-Pachon

15 minutes. Couleur 1080P (CANON 5DMKIII ET C300)

Visa CNC n° 135345
Avertissement : « certaines scènes de ce film peuvent heurter la sensibilité du jeune public ».

POLA (15 min.) : http://vimeo.com/mathiaswalter/pola

Filmographie

PROJECTION, projet transmedia

Projection est l’histoire d’Oscar.

L’histoire d’Oscar est celle d’un homme qui a un problème avec le réel, et qui aimerait être un autre, n’importe qui d’autre.

Le réel d’Oscar est celui d’un homme hanté par la beauté d’une femme.

Elle l’aime, il l’aime, mais la réalité les empêche de s’aimer.

Si Oscar n’était pas Oscar, cette femme ne serait pas sa sœur.

Oscar est une projection de lui-même.

Projection est une histoire transmedia :

 

Un film photographique

Un roman cinématographique

Une exposition sonore & photographique

Une fiction radiophonique

 

Mathias Walter, auteur réalisateur.