MODE & RÉALITÉ

DÉFILÉ DE HAUTE COIFFURE AU CARROUSEL DU LOUVRE

Dimanche 14 septembre 2014

Je me souviens pourquoi j’ai quitté la mode… parce que rien n’est vrai… Rien, sauf cette photo qui n’a pas été retouchée, la fille, peut-être. Je signale que je fais partie de ces photographes qui n’ont jamais retouché leurs images, jamais !

Ce qui m’a valu des problèmes dans la mode : je suis photographe, pas graphiste. Je rends compte de la réalité, du monde qui est devant moi, devant mes yeux, devant mon objectif. Je ne dis pas que je suis pour autant objectif, mais je raconte ce que je vois, tel que je le vois et le ressens. Quand je faisais de la mode, c’était pareil. Des cernes, la matière d’une peau dorée au soleil, ou blanche, ou même malade, les défauts, c’est ça qui fait une femme, toute autre chose n’est que du graphisme. Mes images, c’est ma réalité. Mes films c’est une interprétation des choses que j’ai vécues.

Et je rajouterais qu’une femme au naturel, c’est beau, pas toujours, mais souvent. Et que ce naturel est toujours plus beau que la chirurgie. Mais là encore, il faut se demander pourquoi certaines, comme cette mannequin russe sur cette photographie, ont recours à ce genre de techniques. Qui les amène à cela ? Qui payent ces sommes astronomiques pour qu’elles se fassent mal au corps, et surtout, à qui profite le crime ? Les hommes oui, mais pas n’importe lesquels, ceux qui ont le pouvoir et l’argent, mais pas la beauté, loin de là. Ici, lors de ce défilé au Carrousel, il n’était pas difficile de deviner qui était derrière ce carnage humain, derrière ce show ridicule. Ils portaient tous des cravates et avaient largement passé la cinquantaine. Alors s’il vous plait les filles, n’y pensez même pas et contentez-vous de ce que vous avez, c’est largement assez pour nous faire craquer !

Apparences

APPARENCES
Moyen métrage de 38 minutes de Mathias Walter.
Le film a été sélectionné au festival Côté Court de Pantin et y sera projeté les 14 et 19 juin 2105.

Synopsis
Un immense château, un gardien étrange qui cache surement quelque chose, une jeune comtesse moderne qui semble colérique et son amie qui semble revenir d’une dure épreuve. Un trio improbable dans un décor presque surréaliste où les apparences sont parfois trompeuses…

Avec Anaïs Parello, Laura de Labriffe, Valérie Nataf et Didier Morvan.
Sur ProSite.

Mes autres films : filmographie
Mon site : www.mathiaswalter.fr

MATIGNON

Matignon,
Une errance sonore et photographique dans les Grands Fonds, à la recherche de Matignon.

Film issu de l’Atelier d’essais radiophoniques et cinématographiques de Varan Guadeloupe.

 

 

Post-réflexions suite à l’action de l’eau (suite)

STORYLINES
Post-réflexions suite à l’action de l’eau (suite)

Voici près de 10 ans, depuis la photographie numérique et le web, et depuis la perte des liens humains au profit des liens virtuels, que je me pose la double question quasi divine existentielle, mais néanmoins primaire de l’auteur du 21e siècle :

Comment raconter une histoire et comment trouver son public ?

Le world « wild » web me direz-vous…

Mais bien sûr, pourquoi n’y ai-je pas pensé !? Le rédac’ chef de Rapho me l’avait dit, le web bien entendu !

Mais on y raconte quoi sur le web, vous y avez déjà vraiment réfléchi ?

Que la cousine a fait une jolie fête d’anniversaire sur « son Facebook » ? – D’ailleurs pour on dit « son » Facebook, il n’y a pas d’intimité sur Facebook… Que votre ex se tape un footballer en vogue qui peut se payer cinq appartements avenue Montaigne, alors que vous croupissez dans votre 23 m2 et avez du mal à joindre les deux bouts ? Qu’une actrice peu connue est devenue connue en devenant princesse ? Ou que machine est à Honolulu et qu’elle s’éclate à boire des mojitos ?

Bon, c’est sympa, mais ça ne fait pas une histoire… Ça pourrait, mais non.

Non, décidément je ne crois pas au web en soi, mais plutôt comme un tuyau, un écran multiple vers un public, et là ça peut valoir le coup.

Et en tant qu’auteur, ce méandre virtuel peut me servir pour une seule chose, une versatilité et multiplicité dont j’ai finalement toujours rêvé, un média multiple, ou plus exactement une multiplicité des médias.

Je m’explique. Je suis photographe, réalisateur et j’écris quelques lignes de mots à mes heures perdues. Et avant, un peu mécaniquement certes, si je voulais diffuser une photographie, c’était soit sur les murs froids d’une salle d’exposition, soit sur les pages (glacées) des magazines, et bien entendu cela voulait dire devoir passer par des galeries ou des DA ou autres rédactrices de mode ou encore des agents… Pour un film, c’était les producteurs… Ou la télévision.

Bref, le chemin était long.

Avec le web, ça a d’abord été une aubaine : fini les intermédiaires !

Mais pas tout à fait, car là encore c’est une illusion du virtuel ! Qui va regarder une photographie ou un film sur le NET, personne, et encore moins les gens « de la profession ».

Pire, l’auteur a le même problème qu’à la télévision : sur quels écrans vont être vues ses images ? Un vieux Dell avec vingt-cinq pixels morts, une dalle pleine de traces de doigts d’un DA peu maniaque avec son matériel qui touche son écran comme on touche une maquette papier ? Et cela pour quel public ?

Dans ce domaine, les seuls à s’en sortir c’est (encore une fois) Arte, avec arte.tv et arteradio.com, ils procurent une vraie écoute ou une vraie expérience de lecture pour quiconque a branché des enceintes ou un bon écran, ou même un iPad (lequel a un écran superbe)…

Je vois là le seul moyen de réaliser l’écriture d’une histoire, et de cumuler plusieurs médias sources comme la photographie, le film et le son.

Mais là non plus, rien de nouveau, puisque le génial Chris Marker avec la jetée et même Kubrick avec son magnifique roman photo, Prizefighter de Kubrick. Rien de nouveau, mais une possibilité d’aller plus loin, avec une idée de transmédia.

Même si le mot est un affreux barbarisme, je vois là des possibilités de faire des films réalisés à partir de photographies et d’enregistrements sonores, fictions ou documentaires, des films sonores et autres histoires racontées différemment. L’intérêt est évident : moins de moyens financiers, car équipes très réduites, possibilité d’écrire une histoire dans toutes les langues sans changer les comédiens (à l’image) et sans sous-titres, légèreté des moyens de tournage donc possibilité de voyager plus loin…

Les possibilités sont infinies !

Reste la question de la diffusion, et là bien sûr le web sera utile, puisque l’on peut tout y mettre, son, images fixes et animées, tout. Mais ça ne suffira pas, car rien de tel qu’une salle pour voir un film dans de bonnes conditions visuelles et sonores.

(…)

Je penche plutôt vers des moyens classiques de diffusion, comme les salles et la radio par exemple, mais qui seraient mis ensemble.

Voici ce sur quoi je vais travailler à l’avenir, avec le même amour pour la photographie et le son, mais en allant plus loin dans les idées et les moyens de diffusion, en allant vers un média multiplié, un transmédia intelligent.

Projection étant toujours en développement, ainsi qu’un autre long métrage, je vais développer plusieurs autres « films photographiques » ou nouvelles photographiques telles que la Danseuse que je diffuserai sur mon site dans les mois à venir.

 

la danseuse, essai de « film photographique »

Un essai sur une séquence de film réalisée en photographie « classique », c’est à dire en argentique noir & blanc. Vous me direz, c’est du déjà vu, mais ceci est un essai et l’idée d’après est d’aller plus loin dans le concept. Ici je test uniquement le montage image, d’où la musique.

La danseuse.
Avec Eulalie Elsker.

L’IMAGE D’APRÈS

Voici le film de 26 min. que j’ai réalisé aux ateliers Varan très récemment :

L’image d’après.
Un voyage interne et imaginaire dans la cabine d’une jeune projectionniste…

 

Après Varan…

Image

L’aventure Varan, c’est fini.

C’est triste, mais nous garderons tous une empreinte de ce lieu de cinéma du réel fermement marquée en nous, et une petite teinte de direct dans nos réalisations.

Voici les deux films que j’ai réalisés lors de ce stage intense.

Le premier est un essai très court qui nous révèle une photographie en noir & blanc.

Inactinique, 4 min. 50.

Le second, qui a été projeté le 22 février dans la salle des ateliers, nous fait rentrer dans la cabine d’un jeune projectionniste…

L’image d’après, 26 min. 25.

MàJ : pour les « après Varan », il y a le festival Après Varan où je me suis personnellement impliqué.