Métro-mélancolie

Quelques mots du métro ligne 2, une des dernières fois. Un homme tête rasée vient d’entrer avec un drôle d’instrument à cordes de métal. Le son, ferraillé, n’est néanmoins pas mauvais… À Belleville, il s’arrête.
Le gain est plus important que la musique. Toujours cette odeur de sale et de graisse, et ces bruits de grincement de l’accordéon en gro boudins de plastique, et cette voix robotisée qui annonce les autres stations. L’instrument bizarre est plus loin alors que l’on accoste à Ménilmontant. Et père Lachaise voit l’air absent des passagers, et l’un d’eux qui parle fort, en swahili probablement.

Et là, je remonte enfin à la surface de Philippe Auguste. Le soleil m’attend dehors.

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