MATHIAS WALTER

films & photographs

STORYLINES, un journal de photographe, une exposition.

 

Carnet Moleskine

Réalité et fiction sont parfois difficiles à dissocier. C’est pourtant le quotidien d’un photographe de mode tel que moi ou des milliers d’autres, et c’est également la vie de bon nombre de cinéastes ou autres écrivains romanciers… Sa propre imagination peut être, comme le gouffre sous l’arbre d’Alice, une confusion de tout instant, un monde meilleur, parallèle, ayant les règles et les limites de sa seule pensée, un Éden ou un enfer choisit, consciemment ou inconsciemment.

 

C’est pourquoi, et pour garder pied dans ce monde terne et sans surprises, que j’ai décidé d’écrire ma propre histoire, en photographies et en écris… J’ai alors rempli des carnets Moleskine d’écris divers et de photographies illustrant ma propre vie, au gré de mes voyages, films, et photographies, et aussi et surtout de ma propre existence.

Ces carnets ressemblaient de plus en plus à des scénarios de films, et d’une certaine façon, ils en étaient.

J’ai donc décidé de les intituler “storylines” et de les numéroter d’une façon chronologique. En réalité, j’ai toujours fait des carnets, mais je n’y mettais jamais d’écrits. Le premier, et le plus gros, a été commencé en 1998 alors que je réalisais mes premières photographies de mode. Comme il n’y avait pas de numérique, je faisais soit des polaroïds, le plus souvent, soit des photocopies des planches contacts.

Cette première exposition consacrée à ces carnets, et intitulée ”storylines, un journal de photographe”, commence avec le carnet n°1 le 29 décembre 2009, quelques mois avant un long voyage à New York et une décision de changer ma vie, et finit en janvier 2011 à Paris, avec le carnet n°2, quelques jours avant un tournage en 35 mm symbolique pour moi, puisqu’il marquera un passage franc vers le cinéma de fiction.

Ces carnets ne s’arrêteront jamais, et ils me suivront tout au long de ma vie.
Ils sont le seul lien valable, tout comme la mort, l’amour, la maladie, que j’arrive à entretenir avec le monde réel.

Ces carnets sont une vie de fiction, une vie de photographe et de cinéaste.

 

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HEURE BLEUE – Images | MATHIAS WALTER

HEURE BLEUE – Images | MATHIAS WALTER.

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TERMINUS EST – Images | MATHIAS WALTER

TERMINUS EST – Images | MATHIAS WALTER.

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MUSE-DÉLICE

Muse-délice, muse improbable. Délice de muse, délice de femme. Un moment perdu à une fille mystère…
Elle se dénude pour toutes les mauvaises raisons du monde, et la photographie n’en est que plus belle.
Femme enfant, enfant à peine femme et déjà tous les désirs qu’elle suscite dérangent et perturbent. Formes et courbes généreuses ne se donnent que le temps d’une photographie, car un corps si désireux n’en est que trop dangereux pour un homme non aguerri. MW.

Nu intime

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TERMINUS EST

I did this fashion series a while ago, in Paris, in a hotel from another age, bound for destruction. Thinking about my next exhibition in Paris, I’m digging out these photographs…

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MATHIAS WALTER « ERRANCE&LUXE ». JANUARY 2010. PARIS/LE MARAIS.

ERRANCE&LUXE

I am not a fashion photographer,
I am a photographer.

I tell stories from both sides of perception, reality and imagination.

FASHION doesn’t really mean anything for me, it’s just a commercial invention to classify people and try to understand their world.

Dealing with clothes and models doesn’t make you a fashion photographer, it makes you a fiction photographer.

I tell stories about beautiful people, or not, half way between reality and fiction, having one part of my mind in both worlds.

Fashion is not all beautiful, in fact it’s a religion where quite everyone is running from something, and they haven’t discovered what yet. Most of the time they are running from themselves.

For me, fashion is all about wandering & luxury.

My next exhibition in Paris is about lost and wandering girls, but what are they running from ?

MATHIAS WALTER « ERRANCE&LUXE ». JANUARY 2010. PARIS/LE MARAIS.

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